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"Quand les sommets des montagnes se confondent avec les cimes de notre vie intérieure, on marche vraiment dans la montagne ! "

Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 09:12
Du 30 avril au 3 mai 2009, ils étaient dix, "apprentis marcheurs" ou "apprentis-écrivains", venus du pays lyonnais ou de la provence voisine !
Ils voulaient expérimenter la pensée de Rousseau : "Marcher met la pensée en mouvement" !

Marcher, penser, écrire,telles étaient les trois étapes proposées durant ce stage co-animé par Sylvie CALLET, auteur, formatrice et animatrice d'ateliers d'écriture.
La dernière étape de l'acte d'écriture étant la publication et la lecture de ces écrits, le stage avait lieu à Lurs, cité de la typographie et du graphisme mondial ("Les rencontres de Lure") et dans le pays de Forcalquier, labellisé "pôle d'excellence rurale" pour son projet autour du Livre - une conférence sur l'histoire de ces belles   aventures a eu lieu dans les locaux des Rencontres de Lure (Yves Perrouseaux et François Prévost)

Les randonnées découvertes du pays de Giono alternaient avec des ateliers d'écriture su des thèmes variés : éloge de la rencontre, marche-voyage-évasion, ...

Voir la fiche technique

Une belle expérience pour tous !



Marcher, penser, écrire...ou marcher, méditer, écrire ?
un lien avec les rando méditatives "pèlerins du soir" proposées en soirée l'été, en journée l'hiver et en stage de 4 jours à l'automne
voir la fiche technique "pelerins d'un soir"




Ils ont appréciés  (extraits du bilan):


"la marche et l’écriture qui dépouillent,
l
es lieux magiques,


l'h
armonie entre la nature, la marche et les propositions d’écritures,  



" j’ai découvert la capacité d’écrire »,

 l
a magie du groupe,


 les b
alades variées,






la découverte de la marche avec des batons,



 le
jeu pour se donner envie d’écrire, 
l
es consignes de l’écriture qui libèrent la créativité, 



l
a veillée lecture au coin du feu à Ganagobie, 


la présentation du contexte « des rencontres de Lure » par Yves Perrousseaux et le projet Livre de la communauté de commune par le vice-président François Prevost"



La découverte du livre d'Or des graphistes et typographes du monde entier avec françois Grisolle (de l'association des rencontres de Lure)

Plus de photos en cliquant là


La presse en a parlé :


























cliquez là pour les téléchargez

Merci à :
- la Communauté de Commune du pays de Forcalquier et Montagne de Lure
- les rencontres de Lure qui nous ont reçus dans leur salle de rencontre
- François Prévost pour son eplication du projet Livre du territoire
- François Grisolle pour son temps et la mise àa disposition de sa salle
- L'hôtel "le séminaire" pour ses tarifs et son menu de fête  spéciaux "rando-écriture"
- Jean-michel, notre super cuistot !
- cécile, notre graphiste en chef et néanmoins apprentie marcheuse-écrivain !
- et tous les autres...

Quelques extraits des écrits de Louis : 



Quand je marche

 

 Quand je marche, c'est de préférence sans but, ou dans le seul but de marcher
Quand je marche, je retrouve mon corps : la fatigue de mes jambes me libère des soucis de ma tête
Quand je marche seul je m'éloigne de la solitude : tout, autour de moi, m'accompagne.



Fenêtre sur Provence


 Moi sur la photo
Se décrire sur une photo prise au cours de la balade)

 (Choisir un lieu au cours de la ballade. De notre position, comme à une fenêtre, le décrire)

 


Immensité de l’espace dominé. En haut le ciel vide. Excepté là-bas, sur la droite, quelques nuages en stationnement pour protéger la neige de la montagne. En bas la forêt, ses cascades de verts sur la tête des arbres. Et le chemin qui serpente, par où je suis venu. Je me perds à nouveau dans la tentation futile de retrouver les traces de ma marche. Au fond, par delà les villages et la coupole brillante de l’observatoire, la pensée s’échappe, jusqu’à la mer. A gauche, seul repère connu, le village d’où je viens, si loin, si près.

La hauteur a supprimé la pente qui m’a fait souffrir. La hauteur m’a remis à ma place. Si petite.




La fenêtre en hiver

(Le même paysage imaginé à une autre saison)

 


Blanc le ciel.
Blanche la montagne là-bas à droite.

Blanches les collines devinées au loin.

Le village perché se devine par l’ombre de ses murs.

En bas quelques troncs noirs rayent l’immensité de la vague qui a tout submergé.
Je ne vois plus mes traces déjà recouvertes par le vent glacial.

Je ne suis plus qu’un point dans l’espace
Mais le point qui donne vie au silence.

 

On me reconnaît facilement : ma casquette est tenue à la main, mes cheveux blancs ébouriffés. J’ai posé mon sac à dos sur une pierre et je me penche pour toucher l’eau de la rivière. La main lisse presse le dos, un peu douloureux après la marche. Plus bas le reste de la troupe poursuit son ascension, taches colorées sur le bord de la rivière aux reflets métalliques 

Sur chaque rive les taches plus sombres des chênes.

Pose souvenir d’une pause


Prochaine édition à l'automne 2009 ? écrivez-moi si vous êtes intéressé (tof.rando@wanadoo.fr)
Par fug'en cimes - Publié dans : Itinérances intérieures
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