"Quand les sommets des montagnes se confondent avec les cimes de notre vie intérieure, on marche vraiment dans la montagne ! "
"Quand les sommets des montagnes se confondent avec les cimes de notre vie intérieure, on marche vraiment dans la montagne ! "
Du 30 avril au 3 mai
2009, ils étaient dix, "apprentis marcheurs" ou "apprentis-écrivains", venus du pays lyonnais ou de la provence voisine !
la magie du groupe,
Quand je marche
Quand
je marche, c'est de préférence sans but, ou dans le seul but de marcher
Quand je marche, je retrouve mon corps : la fatigue de mes jambes me libère des soucis de ma tête
Quand je marche seul je m'éloigne de la solitude : tout, autour de moi, m'accompagne.
Fenêtre sur Provence
Moi sur la photo
(
Se décrire sur une photo prise au cours de la balade)
(Choisir un lieu au cours de la
ballade. De notre position, comme à une fenêtre, le décrire)
Immensité de l’espace dominé. En haut le ciel vide. Excepté là-bas, sur la droite, quelques nuages en stationnement pour protéger la neige de la montagne. En bas la forêt, ses cascades de verts
sur la tête des arbres. Et le chemin qui serpente, par où je suis venu. Je me perds à nouveau dans la tentation futile de retrouver les traces de ma marche. Au fond, par delà les villages et la
coupole brillante de l’observatoire, la pensée s’échappe, jusqu’à la mer. A gauche, seul repère connu, le village d’où je viens, si loin, si près.
La hauteur a supprimé la pente qui m’a fait souffrir. La hauteur m’a remis à ma place. Si petite.
La fenêtre en hiver
(Le même paysage imaginé à une autre saison)
Blanc le ciel.
Blanche la montagne là-bas à droite.
Blanches les collines devinées au loin.
Le village perché se devine par l’ombre de ses murs.
En bas quelques troncs noirs rayent l’immensité de la vague qui a tout submergé.
Je ne vois plus mes traces déjà recouvertes par le vent glacial.
Je ne suis plus qu’un point dans l’espace
Mais le point qui donne vie au silence.
On me reconnaît facilement : ma casquette est tenue à la main, mes cheveux blancs ébouriffés. J’ai posé mon sac à dos sur une pierre et je me penche pour toucher l’eau de la rivière. La main lisse presse le dos, un peu douloureux après la marche. Plus bas le reste de la troupe poursuit son ascension, taches colorées sur le bord de la rivière aux reflets métalliques
Sur chaque rive les taches plus sombres des chênes.
Pose souvenir d’une pause